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Dernière mise à jour : sept. 15

ETAPE 2 : DE CHATILLON-EN-VENDELAIS A VITRE


Ces 11 et 12 septembre, c’est la première édition des Rencontres vélocipédiques en Bretagne organisées par le Cercle vélocipédique d’Ille-et-Vilaine. En selle pour la deuxième étape.




A Châtillon-en-Vendelais, les 28 vélocipédistes au grand complet reprennent la route direction Vitré. Le peloton s’engage sur la très confortable voie verte qui file vers le sud. Alain prend la tête sur son tricycle L’Imbattable, de marque Clément Humbert, daté de 1882. Tout en finesse, ses caractéristiques sont recherchées par les vélocipédistes du monde entier : deux grandes roues d’1,10 mètre de diamètre à l’avant, actionnées par une grosse chaîne directement reliée au pédalier à pignon fixe, frein à sangle, petite roue à l’arrière, le tout assemblé sur un cadre noir rutilant. L’engin épate les promeneurs assez nombreux par cette belle matinée dominicale sur la piste cyclable au revêtement de terre battue, bien roulant et crissant juste ce qu’il faut sous les pneus.





Un musée du cycle ambulant


Les quatre grands bis ferment la route, comme une manière de bouquet final, à cette parade Belle Epoque : histoire d’en mettre définitivement plein la vue aux cyclistes dominicaux. « Vous croisez un musée du cycle ambulant », leur lance Guy de toute sa hauteur parfaitement bienveillante. Au croisement de la Touche Brigault, on annonce un bris de chaîne. Fausse alerte : la chaine avait simplement sauté. Cette fois les deux benjamins prennent les commandes : Mario (5 ans) et Nathan (6 ans), à fond sur leurs tout petits vélos. La piste serpente dans la vallée sur le tracé de l’ancien chemin de fer jusqu’à la large digue du Plan d'eau de la Cantache.


A Gérard, juste après la voie ferrée encore utilisée par la coopérative agricole, la route s’élève plutôt sèchement jusqu’au hameau de Robiquette. Chacune et chacun mènent sa monture tant bien que mal jusqu’au sommet : chapeau bas aux conducteurs de grands bis ou de tricycle qui franchissent l’obstacle sans mettre pied à terre. Le peloton est accueilli par le Comité d’accueil vitréen en la personne de l’adjoint aux sports. Les clochers de Vitré pointent au bout de la route, l’arrivée est proche. Sauf que boum ! le pneu arrière d’un des cyclistes explose, à la chapelle Saint-Armel. Charmes peu discrets des anciens cycles et de leurs pneumatiques qui en ont vu bien d’autres !





L’arrivée à Vitré se fait par la raide descente du Rachapt : nombre de pilotes de pignon fixe sont, cette fois, contraints de mettre pied à terre avant d’attaquer la dernière pente, en montée cette fois, menant directement dans la cour du beau château fort, où l’équipée au grand complet est chaleureusement accueillie et félicitée par Isabelle Le Callennec, maire de la commune et présidente de Vitré Communauté. Fin de la deuxième étape et de cette première édition des Rencontres vélocipédiques en Bretagne, qui a conquis autant les participants que le public rencontré au bord des chemins ou sur les places des villages traversés. Chacun des vingt-huit coureurs et coureuses va maintenant rentrer chez soi, à Rennes, Tarbes, Blois, Orléans, Paris… en attendant l’année prochaine et la deuxième édition si le dieu des vélocipédistes le veut bien.


Dernière mise à jour : sept. 15

ETAPE 1 : DE MALNOË AU BOIS CORNILLE


Ces 11 et 12 septembre, c’est la première édition des Rencontres vélocipédiques en Bretagne organisées par le Cercle vélocipédique d’Ille-et-Vilaine. En selle pour la première étape.


En ce frais samedi matin, à la malouinière de Malnoë, elles et ils sont toutes et tous au rendez-vous. Vingt-huit vélocipédistes arborant leur plus belle tenue et enfourchant de très élégantes et étonnantes machines. Il y a Marie-Françoise et son Hirondelle Superbe fabriquée en 1885 par la Manufacture de Saint-Etienne : cadre aérien et suspendu, guidon en forme de corne de bélier pour amortir les chocs, pignon fixe, poignées en bois… « le graal du vélo », renchérit sa propriétaire qui insiste : « Tout est d’époque ! ».







Très altiers grands bis



Il y a Mario (5 ans), Nathan (6 ans) et son vélo Manufrance des années 1950 et ses toutes petites roues à pneus larges, Zélie (9 ans), Stéphane et son Sparting de fabrication rennaise, Fred-le-pompier, la grande échelle accrochée au cadre du vélo, et, dominant le peloton de toute leur hauteur, Robin, Guy, Julien et Marco sur leurs très altiers grands bis. Le départ est donné à 10 h 10, par Davide, membre du Cercle vélocipédique. Dans la grande allée arborée de Malnoë, les cyclistes d’un autre siècle papotent gaiement, tout heureux de se retrouver au guidon de leur belles et antiques montures.


A Saint-Christophe-des-Bois, première montée et premier effort : le silence se fait dans les rangs… Et premier pépin : l’Hirondelle a cassé un rayon. L’équipée circule à bon rythme entre pâtures et maïs. A la Bénardière, les chiens aboient comme il se doit… et la caravane passe. Dans une petite forêt, sur son Manufrance de 1936, Marie-Christine pédale en arrière pour monter la pente. Vous avez bien lu : elle pédale en arrière ! Explication : « C’est un pédalier rétro-direct breveté en 1902. » Sortie de la forêt : les grands-bis engagent la conversation avec les vaches par-dessus les haies.


Pique-nique Belle Epoque


A Taillis, dans la descente un peu raide, Marco se met en position de trottinette sur le marchepied de son grand bi et précise : « Cela m’évite le soleil par-dessus la roue avant, en cas de freinage trop brusque. » . Pause jus de pommes et de poires pétillant bien méritée au château des Cours. Et tout le monde remonte à vélo pour le final de l’étape. Nouvelle pente un peu sévère et c’est l’arrivée en roue libre vers Val d’Izé. Sur la place du village, entre mairie et café des Sports, le peloton est accueilli en musique par la viole à roue et la clarinette des Suppléments Casquettes : « Il était une bergère à bicyclette, Son chat qui la regarde à bicyclette, D’un petit air fripon entre les deux roues qui tournent… »


Encore quelques hectomètres et voilà les derniers coups de pédale de cette première étape par l’ample courbe de l’allée du Bois Cornillé. Dans la cour du château de style « troubadour », cyclistes et vélos sont parfaitement au diapason de la Belle Epoque. Cela vaut bien un délicieux pique-nique champêtre et musical… avant de remonter sur les machines dimanche matin pour la deuxième étape.